La rentrée 2026 marque un tournant discret mais réel pour l’automobile électrique française : plusieurs constructeurs alignent enfin leurs petites citadines sur le prix d’un modèle thermique équivalent, au lieu de le dépasser. Škoda, Citroën et Dacia dévoilent coup sur coup des modèles pensés pour un public qui, jusqu’ici, restait à l’écart de l’électrique faute de budget.
Škoda Epiq : le premier modèle électrique au prix d’un thermique
Le petit SUV urbain Škoda Epiq démarre à 26 470 €, un tarif calé sur celui du Kamiq à moteur thermique équivalent : une première pour la marque tchèque sur plusieurs marchés européens, dont la France. La version la mieux dotée embarque un moteur de 211 chevaux et une batterie de 52 kWh, pour une autonomie annoncée jusqu’à 440 km WLTP. Fabriqué en Espagne, l’Epiq peut aussi bénéficier de la prime CEE renforcée du groupe Volkswagen, comprise entre 3 450 € et 5 170 € selon les modèles du groupe.
Citroën ë-C3 : la citadine électrique sous les 24 000 euros
Chez Citroën, la nouvelle génération de la ë-C3 abandonne totalement les motorisations thermiques pour devenir un modèle 100 % électrique, avec un tarif d’entrée annoncé sous les 24 000 €. Son autonomie de 326 km WLTP vise avant tout un usage urbain et périurbain, sans chercher à rivaliser avec les berlines longue distance.
Dacia Spring : la citadine électrique la moins chère du marché s’agrandit
De son côté, Dacia prépare l’arrivée fin 2026 d’une nouvelle génération de sa Spring, qui reste la référence en matière de prix d’accès à l’électrique. Le modèle s’allonge de 15 centimètres pour atteindre 3,85 mètres, un gain d’habitabilité qui doit répondre à l’un des principaux reproches faits à la première génération.
Ce que ce mouvement change pour les acheteurs
Jusqu’ici, le surcoût à l’achat restait le principal frein à l’électrique pour les budgets serrés. En rapprochant les étiquettes de prix de celles des modèles thermiques, ces trois constructeurs déplacent l’argument commercial vers l’usage (carburant, entretien) plutôt que vers la seule promesse écologique. Pour les automobilistes qui hésitent encore, la location reste une alternative pour tester l’électrique sans engager tout un budget d’achat. Le mouvement touche aussi d’autres segments du marché automobile : le marché du camping-car connaît lui aussi une phase de stabilisation portée par les salons locaux, signe que les habitudes d’achat évoluent sur l’ensemble du secteur des véhicules. Et à la maison, l’électrification suit une logique proche de celle observée avec les panneaux photovoltaïques, où la baisse progressive des coûts a fini par convaincre un public plus large.
Questions fréquentes
Quand ces nouveaux modèles électriques arrivent-ils en concession ?
La Škoda Epiq et la Citroën ë-C3 sont attendues dès la rentrée 2026, tandis que la nouvelle génération de la Dacia Spring est annoncée pour la fin de l’année 2026.
Ces citadines électriques sont-elles vraiment au prix d’un modèle thermique ?
C’est le cas de la Škoda Epiq, dont le tarif de départ correspond à celui du Kamiq thermique. La Citroën ë-C3 se positionne également sous la barre symbolique des 24 000 €, avant déduction des aides éventuelles.
Quelle autonomie attendre de ces modèles ?
La Škoda Epiq annonce jusqu’à 440 km WLTP en version haute, contre 326 km WLTP pour la Citroën ë-C3, des chiffres cohérents avec un usage urbain et périurbain plutôt que pour de longs trajets.
Sources
Škoda Epiq : prix, autonomie, recharge — Automobile Propre ·
Citroën ë-C3 : fiche technique complète, prix et avis ·
Nouvelle Dacia Spring 2026 — L’Argus
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



