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mardi 6 octobre 2026

Caisse des Dépôts : la Cour des comptes recommande de céder certaines participations

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Romain Reynaud
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Dans un rapport publié lundi, la Cour des comptes recommande à la Caisse des Dépôts de céder certaines de ses participations lorsqu’elles ne correspondent plus à la doctrine actionnariale de l’État. L’objectif affiché : dégager des marges de manœuvre pour aider au redressement des finances publiques françaises, dans un contexte budgétaire particulièrement tendu.

La Caisse des Dépôts (CDC) est un groupe public chargé de missions d’intérêt général — logement social, financement des collectivités, soutien aux entreprises — mais elle détient aussi un vaste portefeuille de participations dans des sociétés privées et semi-publiques. C’est précisément ce portefeuille que la Cour des comptes propose de passer au tamis.

Un portefeuille évalué à plus de 31 milliards d’euros

Selon le rapport, les filiales et participations de la CDC ont rapporté 22,3 milliards d’euros de résultat net cumulé entre 2015 et 2025, soit 64 % du résultat total du groupe sur la période. La Cour des comptes estime que ce portefeuille, valorisé à environ 31,6 milliards d’euros, mérite d’être réexaminé ligne par ligne.

Certaines participations, selon les magistrats financiers, ne correspondraient plus à la doctrine actionnariale de l’État, qui privilégie la résilience des entreprises stratégiques et un impact sociétal positif, via le développement local et la cohésion territoriale. Les actifs jugés hors de ce périmètre pourraient donc être vendus.

Pourquoi cette piste intéresse Bercy

Le rapport s’inscrit dans un calendrier budgétaire serré : le gouvernement cherche des leviers pour réduire le déficit public sans multiplier les hausses d’impôts classiques. Une partie du produit d’éventuelles cessions pourrait, selon la Cour, être reversée à titre exceptionnel à l’État pour contribuer à ce redressement — un mécanisme déjà utilisé par le passé pour d’autres participations publiques, dans le secteur de l’économie et des finances publiques.

Cette piste s’ajoute à d’autres pistes d’économies déjà évoquées dans les arbitrages budgétaires, à l’image des efforts demandés aux grandes entreprises publiques ou semi-publiques pour alléger la facture collective, un sujet suivi de près par les acteurs de la bourse et des marchés financiers.

Ce que cela signifie concrètement

  • La CDC garderait ses missions historiques (logement, collectivités, retraites) : seules les participations « non stratégiques » seraient concernées.
  • Aucune cession n’est annoncée à ce stade : la Cour des comptes formule une recommandation, pas une décision — le choix final revient au gouvernement et à la direction de la CDC.
  • Le calendrier d’éventuelles cessions dépendra des conditions de marché, pour éviter de vendre à perte des actifs de long terme.

Le sujet n’est pas sans écho pour d’autres acteurs financiers surveillés de près actuellement, à l’image du secteur bancaire, où la licence bancaire française obtenue par Revolut a rebattu les cartes de la concurrence. Plus largement, la question du financement de l’État croise aussi celle des entreprises, confrontées à de nouvelles obligations comme la facturation électronique désormais obligatoire, ou celle des particuliers qui cherchent à optimiser leur fiscalité, par exemple en investissant dans l’ancien pour profiter du déficit foncier.

Questions fréquentes

La Caisse des Dépôts va-t-elle vendre des actifs tout de suite ?

Non. Le rapport de la Cour des comptes est une recommandation adressée à l’État et à la CDC ; aucune cession précise n’a été annoncée à ce jour.

Les missions de service public de la CDC sont-elles menacées ?

Non, le rapport cible uniquement les participations financières jugées non stratégiques, pas les missions historiques comme le logement social ou le financement des collectivités.

Pourquoi l’État s’intéresse-t-il à ce portefeuille maintenant ?

Le contexte de déficit public pousse le gouvernement à chercher des recettes exceptionnelles sans recourir uniquement à la hausse des impôts ou à de nouvelles économies budgétaires classiques.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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