La campagne Octobre Rose a repris ses quartiers depuis le 24 septembre 2026, et se poursuivra jusqu’au 13 décembre. Portée chaque année par l’Institut national du cancer (INCa), le ministère de la Santé et l’Assurance Maladie, cette mobilisation nationale vise un objectif précis : convaincre davantage de femmes de se faire dépister du cancer du sein. Un objectif qui reste pourtant difficile à atteindre, les chiffres de participation étant en recul depuis plusieurs années.
Un cancer encore très fréquent en France
Selon l’INCa, plus de 61 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année en France, pour environ 12 800 décès. Près de 80 % des cas surviennent chez des femmes de plus de 50 ans, l’âge médian au diagnostic se situant autour de 64 ans. Ces chiffres expliquent pourquoi le dépistage organisé cible en priorité les femmes de 50 à 74 ans, sans facteur de risque particulier autre que leur âge.
Une participation qui recule malgré la gratuité
Le dépistage organisé est pourtant accessible et pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, avec une mammographie recommandée tous les deux ans. Malgré cela, à peine 45,6 % des femmes concernées y ont participé sur la période 2024-2025 au niveau national, un taux loin de l’objectif européen fixé à 70 %. Les disparités entre régions restent marquées, certains territoires dépassant les 50 % de participation tandis que d’autres plafonnent nettement plus bas. Face à ce constat, les agences régionales de santé (ARS) multiplient cette année les initiatives de proximité : courses solidaires, stands d’information en pharmacie ou en entreprise, campagnes d’affichage local.
Pour inverser cette tendance, beaucoup de patientes misent aussi sur une alimentation équilibrée et une meilleure hygiène de vie au quotidien, un terrain sur lequel les idées reçues sur le cholestérol montrent à quel point les repères nutritionnels restent flous pour beaucoup de foyers.
Pourquoi le dépistage précoce change tout
Détecté à un stade précoce, le cancer du sein guérit dans environ 87 % des cas, contre un pronostic bien plus incertain lorsque la tumeur est découverte tardivement. C’est tout l’enjeu de la mobilisation d’Octobre Rose : rappeler qu’un examen simple, réalisé tous les deux ans, peut faire une différence déterminante sur l’issue de la maladie. Les professionnels de santé insistent aussi sur l’accompagnement global des patientes, pendant et après les traitements, où le recours à une aide à domicile peut alléger considérablement le quotidien.
Au-delà du suivi médical, de plus en plus de femmes se tournent aussi vers des approches complémentaires pour mieux vivre la période du traitement, qu’il s’agisse de gestion du stress ou de nouvelles tendances bien-être plébiscitées pour accompagner la fatigue et l’anxiété liées à la maladie.
Comment se faire dépister concrètement
- Les femmes de 50 à 74 ans reçoivent une invitation de leur caisse d’Assurance Maladie tous les deux ans.
- La mammographie de dépistage est intégralement prise en charge, sans avance de frais.
- En cas d’antécédents familiaux ou de facteur de risque particulier, un suivi personnalisé peut être proposé dès 40 ans sur avis médical.
- Les pharmaciens et médecins de proximité peuvent orienter vers le centre de dépistage le plus proche.
Questions fréquentes
À qui s’adresse le dépistage organisé du cancer du sein ?
Il concerne les femmes de 50 à 74 ans sans symptôme ni facteur de risque particulier autre que l’âge, soit environ 10,8 millions de femmes éligibles en France selon l’INCa.
Le dépistage est-il payant ?
Non, la mammographie de dépistage organisé est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais pour les femmes concernées.
Pourquoi la participation reste-t-elle en dessous de l’objectif européen ?
Les autorités évoquent plusieurs freins : appréhension de l’examen, manque de temps, méconnaissance du dispositif ou éloignement géographique de certains centres, d’où les campagnes de proximité menées par les ARS pendant Octobre Rose.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



