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mardi 22 septembre 2026

Le marché de la bande dessinée recule en France malgré les cartons d’Astérix et One Piece

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Florence
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Sur le papier, la rentrée de la bande dessinée a tout d’un feu d’artifice : une collaboration franco-japonaise inédite, le retour d’auteurs installés, de nouveaux tomes d’One Piece et de Blake et Mortimer. Dans les faits, le marché de la bande dessinée en France continue de reculer. Selon les chiffres du Syndicat national de l’édition (SNE), la BD, les comics et les mangas confondus ont généré 419 millions d’euros en 2025, soit une baisse de 5 % sur un an.

Un secteur toujours en repli depuis 2021

Avec 419 millions d’euros de chiffre d’affaires, la bande dessinée pèse encore 15,2 % du marché de l’édition en France, juste derrière la littérature générale. Mais la tendance est claire : le secteur poursuit un reflux entamé après le pic de 2021, année où il avait atteint 509 millions d’euros. En quatre ans, ce sont donc près de 90 millions d’euros de chiffre d’affaires qui ont disparu.

Le recul le plus marqué touche le manga, longtemps moteur de la croissance du rayon BD en librairie : le segment perd 10,5 % en valeur et 13,7 % en volume sur un an, selon les mêmes données du SNE.

Les franchises, seules locomotives du marché

Ce sont les grandes séries installées qui amortissent le choc. Astérix en Lusitanie a été écoulé à 1,542 million d’exemplaires pour 16,47 millions d’euros de recettes. One Piece place trois tomes dans le top 10 des meilleures ventes, aux côtés de Spy x Family. Côté jeunesse, l’univers Harry Potter domine toujours les ventes, pendant que Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson s’impose comme l’un des grands succès de l’année. Ces locomotives ne suffisent toutefois plus à compenser le tassement du manga, de l’éveil et du documentaire jeunesse.

Une rentrée éditoriale malgré tout très dense

Les grandes maisons franco-belges concentrent traditionnellement leurs plus gros titres autour de la rentrée de septembre. L’événement de cette année est Nanbanjin, publié chez Dupuis : une collaboration rare entre le Français Cyril Pedrosa et le Japonais Taiyô Matsumoto, qui racontent chacun à leur manière l’arrivée d’un guerrier portugais au Japon en 1542, dans un album de 500 pages qui se lit dans les deux sens de lecture.

Le 18 septembre, Dargaud a également mis en vente Montefiore de Pierre-Henry Gomont et Le clan de Walden de Catherine Meurisse, tandis que la série Blake et Mortimer fête ses 80 ans avec une réédition des Mystères de la Grande Pyramide. Côté comics et manga, Urban Comics, Panini, Glénat et Kana alignent chacun de nouveaux tomes de leurs séries phares.

Pourquoi ce paradoxe entre offre foisonnante et marché qui recule

Le secteur du livre n’est pas le seul à devoir composer avec des habitudes de consommation culturelle en mutation : comme les salles de cinéma qui misent sur les blockbusters pour faire revenir le public, l’édition de bande dessinée s’appuie de plus en plus sur un nombre restreint de franchises capables de garantir des ventes. Une logique de concentration que l’on retrouve aussi dans l’industrie musicale, où les maisons de disques cherchent elles aussi à sécuriser leurs classements face à de nouveaux usages. Dans le même temps, les investissements dans la culture ne faiblissent pas partout : la France connaît une vague de réouvertures de musées et de sites patrimoniaux, signe que le secteur culturel dans son ensemble continue d’investir malgré des marchés parfois contrastés.

Questions fréquentes

Le marché de la BD recule-t-il vraiment en France ?

Oui. Selon le Syndicat national de l’édition, la bande dessinée, les comics et les mangas ont généré 419 millions d’euros en 2025, en baisse de 5 % par rapport à 2024, et loin du pic de 509 millions d’euros atteint en 2021.

Quel segment est le plus touché par la baisse ?

Le manga, principal moteur de croissance du rayon BD ces dernières années, recule de 10,5 % en valeur et 13,7 % en volume sur un an.

Quelles sont les grandes sorties de la rentrée BD ?

Parmi les titres marquants figurent la collaboration franco-japonaise Nanbanjin chez Dupuis, Montefiore de Pierre-Henry Gomont et Le clan de Walden de Catherine Meurisse chez Dargaud, ainsi que de nouveaux tomes d’One Piece, Detective Conan et Blake et Mortimer.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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