La radio numérique terrestre, le DAB+, vient de franchir une nouvelle étape en France. Depuis le 1er juillet 2026, le diffuseur TDF a mis en service vingt-six émetteurs supplémentaires répartis sur vingt-quatre sites, dans cinq régions. Résultat : le DAB+ dépasse désormais 70 % de couverture de la population française, avec un cap à 80 % fixé par les opérateurs pour la fin de l’année.
Ce qui vient de changer sur le terrain
Les nouveaux émetteurs concernent la Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie, l’Auvergne-Rhône-Alpes et le Centre-Val de Loire. Des villes et bourgs comme Sisteron, Digne-les-Bains, Angoulême, Clermont-l’Hérault ou Saint-Gaudens reçoivent désormais le signal, tout comme plusieurs grands axes routiers : l’A5, l’A75, l’A89, l’A84, l’A77 et l’A28. Un choix qui n’a rien d’anodin : c’est justement en voiture, sur de longs trajets, que le DAB+ change le plus concrètement l’écoute de la radio, un peu à la manière dont d’autres secteurs des loisirs itinérants, comme le marché du camping-car porté par les salons locaux, misent aussi sur la mobilité pour se développer.
Pourquoi cette technologie change l’écoute au quotidien
- Un son numérique, sans grésillement ni perte de qualité, même en zone de relief
- Fini le balayage manuel des fréquences : l’autoradio ou le poste affiche directement le nom de la station
- Un choix élargi de stations, y compris des webradios ou des programmes qui n’ont pas de place sur la bande FM saturée
- Des informations affichées à l’écran : titre du morceau, nom de l’animateur, alertes trafic
Sur le fond, le principe rejoint celui d’autres mutations technologiques récentes qui misent sur des règles communes pour mieux organiser un secteur, à l’image des maisons de disques qui s’accordent sur des règles communes pour leurs classements face à l’essor de la musique générée par IA.
Vers 80 % de couverture d’ici la fin de l’année
TDF annonce une troisième phase de déploiement qui doit encore relier plusieurs grands axes : Châlons-en-Champagne à Troyes, Caen à Rennes, Vannes-Lorient-Quimper-Brest, ou encore les liaisons vers Toulouse, Bayonne et Gap. L’objectif affiché est de couvrir 80 % de la population avant la fin de l’année, avec en parallèle une extension progressive vers les zones rurales et les axes secondaires. Ce calendrier, encadré par l’Arcom, rappelle que les grandes évolutions d’infrastructure avancent souvent par étapes réglementées, un peu comme la nouvelle réglementation européenne qui encadre désormais l’usage des drones.
La FM va-t-elle disparaître ?
Aucune date officielle d’extinction de la bande FM n’est fixée à ce jour en France. Le DAB+ est conçu comme un complément à la FM, dont la bande de fréquences est aujourd’hui saturée dans de nombreuses zones urbaines, plutôt que comme un remplacement immédiat. Les deux technologies devraient donc continuer à cohabiter pendant plusieurs années.
Questions fréquentes
Faut-il un équipement particulier pour capter le DAB+ ?
Oui, un récepteur compatible DAB+ est nécessaire, qu’il s’agisse d’un autoradio, d’un poste de salon ou d’un boîtier adaptateur branché sur une installation existante.
Le DAB+ fonctionne-t-il déjà partout en France ?
Non. La couverture dépasse 70 % de la population, avec toutes les communes de plus de 50 000 habitants déjà desservies, mais certains axes secondaires et zones rurales restent encore à équiper d’ici la fin de l’année.
Le DAB+ coûte-t-il plus cher à l’écoute que la FM ?
Non, l’écoute reste gratuite comme en FM. Seul l’achat d’un récepteur compatible représente un coût, une fois, à l’image d’un poste de radio classique.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



